25/07/09 Campagne virale contre les sables bitumineux L'organisme
écologiste et société-conseil Équiterre lance une campagne sur Internet
afin de renforcer la détermination de Jean Charest à prendre en
considération l'impact des sables bitumeux dans le combat contre les
gaz à effet de serre. Les internautes peuvent ainsi envoyer un courriel
au premier ministre du Québec Jean Charest lui demandant "d'envoyer un
message clair" au premier ministre de l'Alberta et au premier ministre
du Canada à l'effet que "les provinces comme le Québec n'acceptent pas
que le développement des sables bitumeux efface leurs efforts dans la
lutte aux changements climatiques." Ces messages sont envoyés dans la
perspective de la réunion prochaine, du 5 au 7 août, des premiers
ministres des provinces et des territoires à Régina, dans le cadre du
Conseil de la fédération. Ils discuteront des efforts du Canada
pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre le
réchauffement de la planète. Équiterre soutient que ces efforts se
trouvent "complètement paralysés par l'opposition de l'Alberta à tout
ce qui ralentirait le développement de l'industrie des sables
bitumineux, l'une des plus polluantes au monde et la principale cause
de la croissance des émissions de gaz à effet de serre au Canada." Impulsé
par le gouvernement fédéral, le projet de marché du carbone est vu
comme un "traitement de faveur à l'industrie des sables bitumineux pour
lui permettre de croître et d'augmenter ses émissions, qui devraient
tripler d'ici 2020. Cela veut dire que tous les autres secteurs devront
réduire encore davantage leurs émissions pour compenser ce traitement
de faveur donné à l'Alberta et aux sables bitumineux".
04/06/09 Une banque de données en ligne liste les entreprises polluantes Une
banque de données consultable par internet qui permet aux Allemands de
vérifier eux-mêmes si des entreprises polluent leur voisinage a
rencontré un vif succès dès son lancement, ont indiqué jeudi ses
promoteurs. La banque de données gratuite PRTR (Polluant Release and
Transfer Register) a été officiellement déverrouillée par l'Office
fédéral allemand pour l'environnement (UBA). Le jour de son ouverture,
entre 15h30 et minuit, le portail PRTR a reçu 10 056 visites et plus de
400 000 pages ont été consultées. "Ce sont de très bons chiffres, nous
sommes complètement satisfaits", a déclaré à l'AFP Theresa Pfeifer de
l'UBA. PRTR permet à quiconque de détecter la présence et la proportion
de substances polluantes, tel le CO2 par exemple, dans l'air, le sol ou
l'eau près de chez soi. La recherche peut s'effectuer à partir d'une
carte globale de l'Allemagne mais aussi en entrant le nom d'une
entreprise ou son lieu d'implantation. Dans le registre PRTR figurent
4.000 entreprises qui ont transmis les informations en question à
l'office pour l'environnement. Depuis 2008, les grandes entreprises
européennes, notamment dans le domaine de la chimie ou de l'énergie,
sont en effet tenues de communiquer aux autorités la nature et la
quantité des substances toxiques qu'elles émettent. Jusqu'à mercredi,
ces informations restaient confidentielles. Peu à peu les autres
Etats membres de l'UE devraient aussi rendre publiques ces données,
lesquelles pourront ensuite être comparées à l'échelle européenne,
indique l'UBA sur son site internet. "C'est le début d'une
évolution. Dans les prochains mois nous allons mettre en ligne d'autres
informations, pas seulement en lien avec l'industrie mais avec des
formes de pollution plus diffuses comme les chaufferies des maisons, le
trafic automobile ou l'agriculture", explique Thomas Holzmann
vice-président de l'Office sur le même site. 29/05/09 La groupe Rivadis a réalisé un investissement de 340 000 euros. Après
avoir, il y a 6 ans, investi 750 000 € dans la refonte totale du
système de distribution de l’eau thermale par un système entièrement
nettoyable et informatisé, les thermes de Saint Gervais (Haute
Savoie) viennent de mettre en service une nouvelle installation de
géothermie dotée d’une gestion informatique centralisée. L’installation
permet de chauffer l’ensemble du bâtiment, de chauffer l’eau chaude
sanitaire, de maintenir à température l’eau des futurs bassins
intérieur et extérieur. L’installation apporte aux curistes une
température et une hygrométrie constante et confortable. Le budget pour
l’installation géothermique et pour la réhabilitation du traitement de
l’air s’élève à 340 000 euros. L’installation permet une économie
annuelle de 100 000 euros TTC et évite le rejet de 200 tonnes de
CO2 dans l’atmosphère. Elle permet aussi des rejets d’eau thermale à
plus basse température avant la sortie du bâtiment. Plus de 450 Tonnes
d’eau chaude sortent de ces forages. Auparavant un volume
identique était rejeté inutilement dans la nature à une
température moyenne de 35°. Le forage le plus chaud du site
fournit en effet une eau à 40° chaque jour de l’année, quelque soit la
saison. Les Thermes de Saint Gervais disposent d’une ressource
naturelle d’eau chaude normalement destinée aux soins thermaux, les
Forages De Mey Est, De Mey Ouest, Lépinay. Ces noms sont ceux des deux
médecins qui ont contribué à écrire l’histoire des Thermes depuis deux
cents ans. L’énergie géothermique remplace le propane qui alimentait
l’installation lors de sa dernière modernisation. Les travaux ont été
réalisés à l’occasion de la construction du nouveau « Spa thermal du
Mont Blanc », un investissement de 2,5 millions d’€uros qui
devrait voir le jour au début 2010. Le groupe des Laboratoires RIVADIS,
qui exploite les Thermes a confié à la société Hydrotherm ingénierie la
réalisation d’un diagnostic thermique, subventionné par l’ADEME. Ce
diagnostic a mis en évidence les possibilités exceptionnelles de
récupération de l’énergie disponible. La proposition de géothermie
proposée par Pascal Lepers et Julien Lironcourt, d’Hydrotherme s’est
imposée comme une évidence. Saint-Gervais Mont-Blanc développe
depuis 2004 une démarche baptisée "La Montagne à l’Etat Pur". La
commune, dont le maire est Jean-Marc Peillex, soutient des projets qui
respectent l’environnement dans tous les secteurs d’activité.
L’investissement a été réalisé par le groupe Rivadis vient d’être
certifiée ISO 14001.| 04/05/09 Un hectare développé = un hectare protégé | 
| La
Ville de Trois-Rivières lance une politique de protection du territoire
unique au Québec: pour chaque hectare de terrain développé par des
promoteurs immobiliers, les autorités municipales en protégeront un. Le
conseil municipal de la Ville a adopté cette règle hier soir, dans le
cadre de la toute première politique de développement durable de
l'histoire de Trois-Rivières.
En outre, la Ville a resserré les règles de développement s'appliquant
à sept nouveaux «écoterritoires», c'est-à-dire des milieux naturels
d'intérêt écologique qui incluent des activités humaines. Les normes de
développement y seront «beaucoup plus strictes» et viseront la
conservation de «davantage d'éléments naturels», a dit le maire Yves
Lévesque. Les feuilles mortes chez l'agriculteur Dès
l'automne prochain, les résidents d'une trentaine de villages de la
Mauricie pourront déposer leurs sacs de feuilles mortes chez
l'agriculteur.
Piloté par l'UPA de la Mauricie, ce projet comprendra une trentaine de
fermes réceptrices, soit une par village. Les agriculteurs pourront
ensuite utiliser ces feuilles mortes en les épandant ou en les
compostant.
L'automne dernier, des producteurs de Saint-Adelphe, Sainte-Thècle et
Saint-Boniface avaient lancé l'idée et les résultats ont été si
convaincant que l'UPA a décidé de l'étendre à la grandeur de la région. Le projet fait suite à un don de 10 000$ du Fonds écomunicipalité IGA. Géré par le Jour de la Terre, ce fonds est financé par l'argent qu'IGA recueille lorsque ses clients paient des sacs jetables.
 Nouveau diplôme en développement durable Surfant
sur la vague verte, l’Université de Montréal a lancé un nouveau diplôme
d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en environnement et
développement durable. Ce diplôme se situe à mi-chemin entre le
baccalauréat et la maîtrise...Les demandes d'inscription sont
nombreuses et répondent à nos attentes. Elles proviennent de jeunes
détenteurs de baccalauréats comme de nouveaux retraités intéressés par
l'action communautaire», dit le responsable du programme, Pierre André,
au site Vision Durable. Selon lui, les futurs diplômés de ce programme
ne connaîtront pas l'angoisse du chômage. «On s'attend à des taux de
placement de 85 à 90%», dit-il. Le programme se veut multidisciplinaire
et s'adresse autant aux spécialistes des sciences humaines que des
sciences naturelles. Il formera de futurs «chefs de projets», habiles à
travailler en équipes sur des projets de nature environnementale. Le
programme dispose de quatre options dont une en gestion de l'eau et une
autre en gestion de la diversité biologique. Les demandes d'inscription
se poursuivent jusqu'au premier juin.L'hôpital de Saint-Jérôme modernisera ses équipements de chauffage en faisant appel à la géothermie. | 
|
Quelque 75 puits, d'une profondeur de 600 pieds, seront creusés à même les espaces de stationnement existants. La température du sol sera ainsi utilisée pour générer de la chaleur en hiver et de la fraîcheur en été.
Coûts prévus: 7 M$. «Il s'agira d'un des plus importants parcs de géothermie au Québec», selon L'Écho du Nord le responsable de la firme Johnson Controls, qui pilote l'implantation des nouveaux moyens d'économies d'énergies. Ces
changements faciliteront la vie des employés et des patients. «Nous
allons notamment climatiser l'unité coronarienne qui ne l'était pas
jusqu'à maintenant,» a dit le directeur des services techniques de
l'Hôpital au Journal La Vallée. L'hôpital effectuera aussi des
changements à son système d'éclairage. En outre, l'hôpital envisage
d'utiliser les biogaz provenant du site d'enfouissement de Saint-Sophie
qui alimentent l'usine de papier Cascades, située tout près du bâtiment. Afin de couvrir une partie des coûts, le ministère de la Santé et des services sociaux
a versé une subvention de 2 M$.L'hôpital prévoit des économies
anuelles de 500000$ en frais de chauffage, soit une baisse de 45% de sa
facture totale en la matière, ce qui entraînera l'autofinancement du
projet en l'espace de sept ans. En outre, l'institution prévoit émettre
moins de CO2 dans l'atmosphère, soit l'équivalent annuel de 2,785
tonnes de CO2.
15/04/09 Achat interne et économies d'énergie au menu d'Hydro-Québec |  |
Des
économies d'énergie de 1,1 TWh; des ententes de paiements avec 22000
clients à faibles revenus et une politique d'achat favorisant les
communautés québécoises. Tels sont les faits saillants du Rapport sur
le développement durable 2008 d'Hydro-Québec : Ententes
de partenariat avec les quatre communautés innues et la MRC de la
Minganie dans le cadre du projet Romaine, Économies d'énergies de 1,1
TWh et cible de 11 TWh pour 2015, 22,000 ententes de paiements avec des
clients à faibles revenus pour un montant de 150 M$, Attribution de
25,9 M$ en dons et commandites, 89%
des achats de biens services d'Hydro-Québec auprès d'entreprises
québécoises par rapport à une enveloppe totale de 2,6 G$, Octroi de
contrats pour l'achat de 2005 MW d'énergie éolienne, Diminution de
2,425 tonnes d'émissions de CO2 du parc de véhicules de la société (par
rapport à 2005), Diminution de 87 tonnes de consommation de papier fin
par la société, soit l'équivalent de 13000 arbres, Quatre
clients sur cinq dans le segment «affaires et grandes entreprises»
participent à un programme d'efficacité énergétique d'Hydro-Québec,
Entente
entre une filiale d’Hydro-Québec et une filiale de Tata Motors sur la
fourniture d'une centaine de moteurs pour voitures électriques,
Récupération de 66,500 réfrigérateurs et congélateurs via le programme
RECYC-FRIGO Environnement, Projet de recherche sur le bilan net des
émissions de gaz à effet de serre des réservoirs, 14000 nouveaux branchements domestiques en souterrain.
Rénover et baisser sa facture d'énergie Avis aux rénovateurs de maisons : il est possible de diminuer sa consommation d'énergie et d'économiser des sous. Voici comment. Il
s'agit de remplir, sur Internet, un questionnaire dit de Diagnostic
résidentiel. Conçu par Hydro-Québec, le questionnaire porte sur la
consommation d'énergie dans une résidence, incluant chauffage,
éclairage et climatisation. Il en résulte un diagnostic personnalisé et
des recommandations afin de réduire sa consommation. Le site propose
également une estimation des économies à réaliser; du coût des travaux
à effectuer et du temps requis pour rentabiliser l'investissement. A chaque formulaire rempli, Hydro-Québec versera 35$ dans un fonds pour appuyer une cause à incidence environnementale. La consommation moyenne de chaque maison québécoise chauffée à l'électricité est de 26,484 kilowatts/heure par an.
| L’avantage du carburant à base d’algues | 
| Le
système de production d'algues d'AlgaeLink produit de 3,5 à 5 kg
d'algues sèches par jour et entre 1,5 et 2,5 litres d'huile d'algue par
jour. La compagnie aérienne franco-néerlandaise Air France-KLM aurait
conclu un accord avec la société technologique néerlandaise AlgaeLink
pour la production de carburant à base d’algues destiné aux
avions.Selon GreenFuel Technologies Corporation, les algues sont les
plantes qui poussent le plus vite au monde et l’énergie qu’elles
contiennent peut être transformée en biocarburant et en éthanol. L’avantage
serait lié au fait que le système de production du carburant à base
d’algues ne nécessite pas l’utilisation de terres fertiles et d’eau
potable, soutient GreenFuel. La société AlgaeLink, implantée dans le
sud des Pays-Bas, aurait annoncé lundi avoir signé un accord «exclusif»
avec KLM en avril dernier. Accord portant sur le développement d’un
carburant alternatif à base d’algues. Le projet serait en train de
prendre de l’ampleur avec la culture d’algues au Pays-Bas et en
Espagne, selon le directeur de l’exploitation d’AlgaeLink, Peter van
den Dorpel. AlgaeLink pourrait commencer à livrer le carburant à KLM
d’ici la fin de 2008. KLM n’est toutefois pas la première compagnie
aérienne à emprunter cette voie. En août 2007, Air New Zealand
annonçait des tests effectués en partenariat avec Boeing et Aquaflow
Bionomic Corporation sur un nouveau carburant à base d'algues générées
par l’écume des étangs.| Une centrale électrique à l’énergie solaire et aux biocarburants | 
|
On
pourra y produire de l’électricité sans interruption. Quelques
centrales d'énergie solaire thermale existent déjà, mais PG&E
construira des centrales hybrides fonctionnant également aux
biocarburants. L’entreprise californienne Pacific Gas and Electric
Company (PG&E) construira deux centrales électriques « hybrides »,
dotées d’une capacité de génération totalisation 107 MW. L’approche
retenue combine le solaire thermique « Luz » et des biocarburants de
deuxième génération, les deux technologies alimentant des turbines
permettant de générer de l’électricité.
La
technologie solaire « Luz » utilise des rangées d’énormes panneaux
réflecteurs qui concentrent les rayons solaires sur une bouilloire
située au centre du système. Cette bouilloire produit de la vapeur, qui
fait tourner les turbines électriques. Or comme tous les systèmes
solaires, cette technologie est limitée par les aléas de
l’ensoleillement. Même en Californie, état américain particulièrement
choyé par le soleil, un tel système ne peut fonctionner à pleine
capacité le soir et la nuit, même s’il existe des manières
d’emmagasiner l’énergie thermique pour utilisation ultérieure. Voilà
qu’entre en jeux les biocarburants, qui seraient fabriquées à partir de
« résidus agricoles et de jardins, ainsi que le fumier de bétail
». Chacun des deux projets consommera 250 000 tonnes de
biocarburants par année. PG&E s’associe à la portugaise Martifer
pour ces projets, qui entreront en fonction en 2011. Rappelons que la
Californie a mandaté une proportion minimale de 20 % en énergies
renouvelables pour l’ensemble des distributeurs d’électricité de l’état
pour 2010. | EDF exploitera le courant des marées. | 
|
Enfin,
le groupe français lance un projet de turbines marémotrices. Entre
trois et six « hydroliennes » seront installées d’ici 2011 pour générer
de l’électricité à partir de l’énergie des courants de la marée. EDF
signale que ces turbines marines totaliseront une capacité installée de
4 à 6 MW, et qu’elles seront raccordées au réseau électrique. Dans ce
que le Groupe EDF qualifie d’une première mondiale, ce projet-pilote
permettra de tester cette nouvelle technologie en conditions réelles.
C’est dans le nord de la Bretagne, au large de Paimpol, que seront
installées les hydroliennes. Cette zone accueille les courants parmi
les plus puissants d’Europe, selon EDF. Comparativement au vent, les
mouvements de la marée sont prévisibles, ce qui facilite l’intégration
d’une telle source d’énergie sur le réseau électrique.
Sa
capacité de génération électrique est toutefois limitée, puisque EDF
estime le potentiel européen hydrolien à 10 TWh par an. En comparaison,
la production québécoise d’électricité, totalise 165 TWh par année.
Cette technologie est différente de la centrale marémotrice de Rance,
en opération dans l’Hexagone depuis maintenant plus de quarante ans.
Cette usine marémotrice jouit d’une puissance installée de 240 MW.
Cette approche s’appuie toutefois sur la construction d’un barrage, qui
permet de gérer l’entrée et la sortie d’eau. L’eau est ensuite dirigée
vers des turbines, comme dans un barrage hydroélectrique conventionnel. | La Reine d’Angleterre achète la plus grande éolienne au monde: 7,5 MW | 
| Elle s’appelle Britannia, repose sur une tour de 100 mètres de haut, et possède des pales d’un diamètre de 150 m. C’est
l’éolienne la plus puissante au monde, dotée d’une puissance de 7,5 MW,
dont le prototype vient d’être acheté par la Couronne britannique pour
des tests en haute mer. La Couronne a déjà participé à des projets de
d’énergie éolienne en louant ses terres, mais c’est la première fois
qu’elle investit dans les turbines elles-mêmes. Elle veut développer
une expertise pratique dans le domaine puisque la Couronne veut jouer
un rôle plus actif dans le développement des projets éoliens en haute
mer. En effet, c’est elle qui est propriétaire des fonds marins
britanniques jusqu’à 22 kilomètres de la rive, et elle possède le droit
de louer des fonds marins sur la plate-forme continentale jusqu’à 370
km de la côte pour des projets d’énergie renouvelable. Le Royaume-Uni
s’est fixé un objectif très ambitieux de multiplier par dix la part des
énergies renouvelables dans son portefeuille énergétique d’ici 2020,
pour atteindre 15 %. L’éolien sera la principale filière sollicitée, et
les projets au large de la côte devraient se multiplier au cours de la
prochaine décennie. C’est pas moins de 33000 MW d’énergie éolienne «
offshore » qui seraient en fonction en 2020, une cible extrêmement
audacieuse. Pour remettre ce chiffre en perspective, le Royaume-Uni
compte actuellement sur une capacité de génération électrique totale de
76000 MW, dont seulement 400 MW d’énergie éolienne. Les raisons
expliquant
cet engouement sont que les vents marins sont non seulement plus
vigoureux, mais également plus stables et prévisibles. Les coûts de
construction, d’entretien et de transport de l’électricité sont
toutefois plus élevés que les projets conventionnels d’énergie
éolienne. Face à ces difficultés, le gouvernement britannique envisage
l’importation d’électricité de sources renouvelables de divers pays,
notamment la Roumanie, comme le révélait un mémo interne du
gouvernement rendu public le mois dernier.| Une nouvelle forme d'étiquettage fait son apparition | 
|
En Angleterre, il est désormais facile de savoir quelle quantité de GES
a été émise par une entreprise : il suffit de lire les étiquettes.
Après les gras trans, le sel et les calories, c'est au tour du gaz
carbonique de figurer sur les étiquettes. Pour l'instant, seules une
poignée d'entreprises mettent ce genre d'étiquetage sur leurs produits,
surtout au Royaume-Uni, selon le FT
de Londres. Mais selon Jean-François Nolet, spécialiste en changements
climatiques chez Équiterre, ce n'est qu'une question de temps avant que
la pratique ne se répande plus largement. " Nous allons dans cette
direction ". Ainsi, si vous habitez en Angleterre et que vous achetez
un sac de croustilles de Walkers, propriété de PepsiCo, vous savez
maintenant qu'il contient 34,5 grammes de " chips " mais aussi 75
grammes de dioxyde de carbone. Ces indications représentent la quantité
de gaz à effet de serre (GES) émis dans l'atmosphère pour fabriquer un
sac de croustilles, de la culture de la pomme de terre à la
distribution en passant par l'emballage. L'idée est de donner aux
consommateurs la possibilité de savoir quel est l'impact de leurs
décisions d'achat sur l'environnement. Cela peut ainsi les aider à
calculer et à réduire leur propre empreinte carbonique. Un logo pour les produits locaux Les
aliments produits et transformés à moins de cent kilomètres de leur
lieu d'achat peuvent maintenant être reconnus à l'aide d'un nouveau
logo appelé Saveurs d’ici. Créé par la Fédération des coopératives
d’alimentation du Québec, l'étiquette Saveurs d’ici sera apposée sur
les emballages des aliments de 600 producteurs. Une quarantaine de
magasins d'alimentation participent à cette initiative de la Fédération
des coopératives d’alimentation du Québec qui vise à minimiser les
effets du transport routier sur l'environnement ainsi qu'à favoriser
l'achat local. Il est à noter qu'il existe déjà un logo pour les
produits québécois du nom d'Aliments du Québec. Celui-ci englobe la
totalité des producteurs d'aliments du Québec, incluant ceux des
régions comme l'Abitibi-Témiscamingue et la Gaspésie, lesquelles sont
évidemment éloignées de plus de 100 kilomètres des grands marchés de
consommateurs. Selon le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et
de l'Alimentation, en augmentant sur cinq ans et de 1% seulement notre
consommation collective de produits alimentaires québécois, on créerait
alors quelque 1800 emplois.
La
plupart des consommateurs américains n'ont pas cessé d'acheter vert
même si leur pouvoir d'achat diminue en période récessionniste et que
ces produits coûtent généralement plus cher que la moyenne.
C'est
ce que montre un sondage commandité par deux sociétés
américaines, Green Seal et EnviroMedia Social Marketing. La moitié
des 1000 personnes interrogées disent maintenir la part de produits
verts dans leurs paniers d'achat en dépit des difficultés économiques
actuelles, alors que près de 20% disent en avoir augmenté l'importance.
Quelque 14% des répondants affirment par contre avoir diminué leurs
achats de produits verts. Aux yeux d'un consommateur sur cinq, la
«réputation» du produit constituerait l'élément clé de la décision
d'achat. Une proportion similaire se dit surtout influencée par le
bouche-à-oreille. Seul un consommateur sur dix estime lier sa décision
d'achat à une publicité vue, lue ou entendue. Par ailleurs, la plupart
des consommateurs rejoints par ce sondage affirment douter des
prétentions écologistes des fabriquants de produits. En fait, ils ne
sont qu'un sur dix à prendre ces prétentions pour de l'argent comptant.
La plupart tentent de décrypter ces affirmations par une lecture
attentive des emballages (un sur quatre) et par des recherches sur
Internet (un sur six). Green Seal est une société spécialisée en
certification alors que EnviroMedia Social Marketing effectue des
études de marché. 13/11/08 Histoire à suivre :
PharmAfrican
propose une nouvelle définition du développement économique, en créant
une entreprise à deux têtes : l’une, capitaliste, recherche le profit;
l’autre est à but non lucratif. Un tandem inséparable et
complémentaire. Malgré la guerre qui fait rage dans le nord du pays,
tout ne va pas mal, dans la République démocratique du Congo. Dans le
sud, des entrepreneurs congolais entreprennent une formation au bout de
laquelle ils pourront fonder leur propre entreprise de culture et de
commerce de plantes médicinales, un produit que les compagnies
pharmaceutiques prisent de plus en plus. Ce projet ambitieux a germé
dans la tête de la Québécoise Carole Robert, une diplômée de HEC
Montréal qui possède une vaste expérience en matière d’exportation. Son
approche fait figure d’exception au Québec, même si elle existe déjà
ailleurs. Son entreprise porte deux noms : PharmAfrican et Fondation BDA.
| 
| PharmAfrican recherche la rentabilité, tandis que le Fondation est un
organisme à but non lucratif voué au développement des compétences des
entrepreneurs congolais. À terme, PharmAfrican, biopharmaceutique
fondée à Montréal en 2006, sera un client des producteurs congolais de
plantes médicinales qui auront été formés grâce à la Fondation
Biotechnologie pour le développement durable en Afrique (BDA).Carole
Robert est convaincue que les plantes médicinales sont promues à un bel
avenir. « Nous sommes arrivés au bout des découvertes de molécules
synthétiques. Il faut compter environ un milliard de dollars pour
développer un médicament. Les brevets des compagnies viennent à
échéances. Bref, l’industrie pharmaceutique est en crise. » D’où viendront les médicaments du futur ? « Il faudra retourner à la nature », dit la femme d’affaires. C’est
dans ce contexte qu’en 2003, l’Organisation mondiale de la santé a
publié les « Directives OMS sur les bonnes pratiques agricoles et les
bonnes pratiques de récolte (BPAR) relatives aux plantes médicinales ».
Ces directives fournissent ainsi un sceau de crédibilité applicable sur
la production des plantes médicinales qui s’y conforment. Dans la
nature, les plantes ne donnent pas un rendement uniforme. Ce rendement
est affecté par les conditions climatiques et météorologiques, par
exemple. Les entrepreneurs formés par la Fondation BDA apprendront à
cultiver les plantes médicinales dans un environnement contrôlé, de
sorte que chaque lot sera semblable aux autres. Preuve que les plantes
médicinales reprennent leurs droits : les médicaments botaniques sont
maintenant reconnus par la Food and Drug Administration américaine
comme étant des médicaments d’ordonnance uniques. À partir des plants
cultivées, PharmAfrican produira également de la nourriture
fonctionnelle, c’est-à-dire une nourriture riche en valeur nutritive,
pour laquelle il y a déjà des acheteurs. Ces ventes assureront des
revenus en attendant la vente des médicaments botanique,
pour lesquels PharmAfrican est prête à déposer quelques brevets,
explique Bernard Colas, avocat chez Gottlieb & Pearson et membre du
conseil d’administration de la Fondation BDA. Un incubateur entrepreneurial agricole La
fondation BDA supporte la coopération scientifique, le transfert de
technologies et la formation en biotechnologie et en techniques
bio-agricoles qui permettront aux producteurs africains de rencontrer
les conditions et les standards de l’industrie biopharmaceutique. Le
potentiel de production et de commercialisation est énorme : la zone
subsaharienne du continent africain possède à elle seule 60 000 espèces
de plantes représentant 25 % de la totalité des espèces de la planète. Pourtant, seulement 83 des 1 100 espèces commercialisées dans le monde sont d’origine africaine. Par
ailleurs, PharmAfrican et la fondation BDA travaillent en collaboration
avec la World Wildlife Fund (WWF) pour protéger l’environnement et la
biodiversité de la forêt tropicale. Le triple rendement La
collaboration PharmAfrican-BDA est conçue selon un modèle
entrepreneurial qui permet de rencontrer des objectifs financiers tout
en intégrant des valeurs sociales et environnementales. L’approche
intégrée vise le triple rendement (triple bottom line) : économique,
social et environnemental. Le projet de Carole Robert suscite de
l’intérêt. Le 8 novembre dernier, elle était invitée à participer à
l’atelier « Révolution verte 2.5 : de la crise à la convergence dans
l’agriculture, l’agroalimentaire et la santé » organisé par le Groupe
de réflexion Défi intégration santé de l’Université McGill, et parrainé
par la fondation Bill et Melinda Gates. En octobre, PharmAfrican a
remporté le concours Innovation PME, lors du 3e Sommet des
professionnels de l’exportation. Son modèle d’affaires a été présenté
lors de la conférence « Les affaires et le développement », organisé
par le Conseil canadien pour l’Afrique, en septembre dernier. « Mon
discours n’a pourtant aucune résonance, au Québec ! » déplore-t-elle. «
Pourtant, ailleurs, ce modèle d’affaires basé sur le triple rendement
est bien connu. Par exemple, ces entreprises ont leur place à la Bourse
de Londres et elles sont présentes au Forum de Davos». L’entrepreneure
a tout de même su convaincre pas mal d'acteurs : parmi les partenaires
de la Fondation BDA, on trouve Wyeth, l’Université de Montréal,
Algorithme Pharma, la Fondation internationale Roncalli, la Fondation
Prince Albert de Monaco, Terre sans frontière, l’Institut Supérieur
Agro-Vétérinaire de Kinshasa, Lundin for Africa et l’Association for
African Medicinal Plants Standards (AAMPS). Carole Robert mène
actuellement sa deuxième ronde de financement. Les cours aux
entrepreneurs africains ont commencé la semaine dernière. La femme
d’affaires estime que PharmAfrican sera profitable dans trois ans.
Des
chercheurs québécois ont découvert qu’un sous-produit généré lors de la
production de l’acier pourrait être employé pour absorber les gaz à
effet de serre émis par cette même production. Le tout, à peu de frais. L’équipe
de recherche en énergies renouvelables et changements climatiques
dirigée par le professeur Mourad Kharoune, de l’École de technologie
supérieure, a mis au point un processus pour capturer les GES émis lors
de la production de l’acier. | 
| Cette étude a eu un écho un peu partout
dans le monde. Une quarantaine de revues et de sites scientifiques
reprennent les constats dressés dans l’Article « CO2 Sequestration
Potential of Steel Slags at Ambient Pressure and Temperature », publié
dans Industrial and Engineering Chemistry Research. La production d’une tonne d’acier libère jusqu’à une tonne de CO2. Selon
la méthode mise au point par l’équipe du professeur Mourad Kharoune, on
récupère les scories (résidus d’acier) et on en extrait deux oxydes, de
calcium et de magnésium. On les transforme en carbonates de calcium et
de magnesium, deux matériaux très alcalins, donc capables de capturer
le CO2, qui est un acide. Ce procédé est fort simple et économique.
Il permet de neutraliser 15 % des GES émis, à un coût de moins de 10
dollars la tonne. En comparaison, d’autres technologies font le même
travail à un coût de 100 dollars la tonne. En investissant un peu plus,
on peut augmenter l’efficacité du processus et capturer jusqu’à 40 %
des GES. Pour mener ses travaux, l’équipe du professeur Khourane a
travaillé en collaboration avec deux entreprises privées : Matériaux
Excell et Multiserv, de Sorel-Tracy. L’avantage de ce procédé, c’est
qu’il réutilise des déchets industriels et qu’il n’implique pas de
transport, puisque tout se passe sur le même site. Il permet au
producteur de métal d’améliorer son bulletin environnemental. De plus,
une fois qu’ils ont fait leur travail de capture de CO2, les scories,
qui sont actuellement utilisées dans la construction des routes,
représentent un matériau encore plus efficace.13/09/08 Rio Tinto boycottée au nom de l'environnement. Le fonds souverain du gouvernement de la Norvège a décidé de vendre toutes ses parts de Rio Tinto. La raison? Le géant minier anglo-australien nuit à l’environnement. | 
| Kristin
Halvorsen, la ministre norvégienne des Finances, a expliqué que
l'exclusion de Rio Tinto du champ d'investissement du fonds était liée
à la coentreprise du groupe avec Freeport McMoran, lui-même exclu du
fonds en 2006, dans des activités minières en Indonésie. «Nous ne
souhaitons pas contribuer à de graves atteintes à l'environnement»,
a-t-elle souligné.
Un porte-parole de Rio Tinto a déclaré que le groupe était surpris et
déçu. «Nous avons des références exemplaires en matière
d'environnement, de premier rang mondial même, et elles figurent parmi
nos premières priorités dans tout ce que nous faisons», a-t-il affirmé.
Le quotidien britannique The Independent rapporte que les actions
vendues par le Fonds valaient environ 1 milliard de dollars canadiens.
Le fonds souverain, riche de plus de 375 milliards de dollars, est en
effet soumis aux critères d'investissement éthique définis par le
gouvernement norvégien.
Il a ainsi exclu dans le passé des entreprises impliquées dans la
production d'armes nucléaires ou de bombes à sous-munitions, ainsi que
des sociétés soupçonnées d'atteintes à l'environnement, aux droits de
l'homme ou aux droits des travailleurs.
Les charges fantômes en Europe ont consommé 47 TWh en 2005, ou l’équivalent de la consommation totale de la Grèce. L’Union européenne prépare une réglementation novatrice.
Même
lorsqu’ils sont en mode « veille » ou carrément éteints, les
ordinateurs, téléviseurs, micro-ondes et autres produits électriques et
électroniques consomment de l’électricité. Cette consommation «
sournoise » est appelée la charge fantôme, et la multiplication de ces
produits fait en sorte que cette petite consommation d’électricité, non
réglementée, devient problématique. Bruxelles a dévoilé la semaine
dernière la première version d’une directive européenne qui limitera la
consommation fantôme maximale à 2 watts. Après trois ans, tous les
produits vendus en Europe ne pourront consommer un maximum d’un seul
watt lorsqu’ils sont en veille ou à l’arrêt. La Commission européenne
estime que 4,6 Mrds de produits avec la fonction mise en veille seront
en circulation sur le Vieux-continent en 2020. La consommation
électrique de ces appareils sera réduite de 71 %, ce qui permettrait
notamment d’éviter des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 19
millions de tonnes en Europe. Puisque des produits fabriqués pour le
marché européen se retrouveront ailleurs dans le monde, les réductions
de GES devraient être encore plus importantes.La semaine de quatre jours pour contrer le prix de l’essence. (travailler mieux pour y gagner plus) La
semaine de quatre jours est l'une des options en vogue afin de diminuer
les coûts associés aux trajets entre la maison et le bureau. Une
approche qui récompense le travail réalisé plutôt que les heures de
travail ? | 
|
Pour
de nombreux travailleurs habitant la banlieue, les embouteillages et
les frais de stationnement représentent un mal nécessaire afin de
profiter des "avantages" d’une vie péri-urbaine. Le prix élevé de
l’essence, jumelé à un ralentissement économique, change toutefois la
donne. Pour plusieurs Nord-Américains, le trajet entre la maison et le
travail n’est plus un désagrément, mais bien un fardeau économique.
Différentes solutions sont actuellement mises en place afin d’alléger
les coûts de transport des travailleurs. Des fonctionnaires de l’état
de New York auront bientôt le choix de travailler quatre jours de 10
heures, plutôt que l’horaire habituel de cinq jours de huit heures. Si
le projet pilote obtient le succès espéré cet été, jusqu'à 12 000
employés pourraient être éligibles au programme dans le comté de
Suffolk, qui comprend notamment Long Island. Le trajet moyen des
employés du comté est de 55 kilomètres (aller-retour), selon le réseau
ABC local. La Californie, la Géorgie et la Virginie Occidentale
envisagent des programmes semblables. Ce type d’initiative est vu d’un
bon œil par John Challenger, qui dirige une firme de replacement de
ressources humaines. « L’idée d’un horaire de travail fixe de cinq
jours est illogique. Ce ne sont pas le temps passé au travail qui
compte, mais plutôt le travail accompli », explique-t-il au magazine
spécialisé Workforce Management. L’objectif premier derrière un horaire
sur quatre jours demeure toutefois de réduire les allers-retours en
voiture. Il sera intéressant de vérifier si les employés participant au
programme pilote resteront à la maison durant leur cinquième journée,
ou s’ils remplaceront leur déplacement vers le travail par d’autres
trajets. |