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Le système bancaire s'est développé autour d'une idée simple et
centrale : gérer, à votre place, votre argent.
Il a
proliféré, sans réelle concurrence, développant des valeurs s'éloignant
toujours plus des vôtres.
Le système bancaire en route vers l'hypercrise
(financière, économique, sociale puis politique).
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29/08/08 Les autorités
politiques, institutionnelles, régulatrices, d'experts s'affolent,
réinjectent
en promettant des mesures de contrôle renforcé de l'assise, fond de
commerce du système bancaire
(le
crédit, les dépôts) et de sa
contrepartie boursière mal adossée (les spéculations haussières et
baissières)
Problème :
la chaise, déjà très électrisée, est aussi pliante.
Les rachats de banques, sauvetages de fortunes et
prises de positions opportunes se multiplient.
Une stratégie de survie du système financier en
faillite que l'on pourrait résumer en 2 mots : court-circuit.
Tous
victimes parce que tu le ve(a)ux bien, et sauve qui peut.
Un spectre
d'anti-solutions sera proposé par les décideurs : la "bonne tenue",
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démago-politique : ou jeter quelques crépis de façade pour consolider
une maison "finances" qui de toutes les façons s'écroule", se faire le
pseudo-otage des superfinanciers ou les critiquer selon arrangement,
leurs donner le change par non réaction en leurs tendant le bras, se
contenter de gérer sa carrière sans (s')investir différemment
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éco-moraliste : demande de transparence des institutionnels, tentatives
d'harmonisations fiscales avortées d'avances, pseudo retour d'une
infime partie des revenus spéculatifs vers la base consumériste.
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égo-stratégique : ou se loger dans une niche pour au mieux discourir
sans agir, profiter de la situation, dénoncer médiatiquement en
promettant des améliorations toujours plus lointaines.
Bref
se soumettre à genoux, la bouche ouverte en attendant que ça tombe du
ciel.
Les états garantissent
progressivement aux banques ce que les banques garantissent aux états :
UN
ENDETTEMENT CROISSANT.
Les
stratégies politiques actuelles, dans l'immense majorité des cas,
instillent des rapports
Gagnants/3x perdants entre financiers et acteurs économiques :
1/
perdant en tant que citoyens, contributeurs fiscaux, par réduction des
services sociaux et des marges de manoeuvres des collectivités locales
et gouvernementales via un recours systématique au crédit.
2/ perdant en
tant qu'entreprises pour les salariés et "petits patrons", fracturant
le travail, l'investissement,
les ressources d'emploi en précarité d'avenir.
3/
perdant en tant que consommateurs avec un pouvoir d'achat en berne,
contraints de consommer du "lowcost",
revenant déstabiliser les marchés européens.
Triple peine, pour
ceux qui ont le "privilège" de cumuler les trois catégories autrement
dit la majorité des Européens.
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Acteurs et victimes à la foi,
Un
"puit sans fond" recapitalisé en masse dans toute la hauteur de prise
de décision (du marché aux pseudo-régulateurs et/ou décideurs
politiques) croisée à une lointaine et toujours improbable
horizontalité d'harmonisation des normes fisco-sociales.
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Une crise de taille sans
précédent,
comparable
en certains points à celle de 1929 mais avec une différence
prépondérante : 80 ans auparavant, alors
que les institutions financières américaines, pour tenter de remettre à
flot l'économie, déversaient des vagues de liquidités dans une
baignoire percée, la Chine, l'Inde et d'autres économies émergentes du
"nouveau monde" n'affichaient pas encore un taux de croissance à deux
chiffres.Le système financier mondial et pyramidal s'est pris dans une dérive sévèrissime. A
la base, il enfonce ses premiers clients dans un élargissement
en montant et en temps du crédit de leurs avenirs. Au sommet, les "croyants-tenants" d'une situation qu'ils ne maitrisent plus ,spéculent frénétiquement sur les
valeurs refuges du système : Or, armes, énergies et nouveautés parfois
criminelles : l'alimentaire, la santé et son faux frère le "biotech".
Une survie-ration en somme. |  |
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