EuroCitInvest est née de constats aussi simples que désastreux au regard du soutien social de tous à l'activité économique. Une
part infime entre 8 à 10% des sommes allouées à l'effort de soutien
étatique à l'emploi par le biais de l'impôt citoyen va effectivement
dans les caisses des entreprises et sert à créer des emplois quand
elles ne délocalisent pas. (A noter: les collectivités
territoriales, les plus performantes consacrent au minimum 45 % des
ressources étatiques à leurs frais de fonctionnement par des stratégies
de "fusion-séparation" et donc seulement, dans le meilleur des cas 55%
à l'investissement social, économique, culturel et environnemental, le
tout sans réelles garanties de lisibilité durable quant à leurs
rentabilités fiscales).
Les
compétences économiques voulues par les collectivités territoriales
tendent à leurs impossibilités d'efficacité d'action à long terme par
le biais de luttes politiques intestines, d'affairisme, de
pré-sur-financement étouffant l'activité et l'effort engagé. Enfin la
non sécurisation perpétuelle des ressources affectées à l'emploi du
fait d'une régénération financière soumise aux variations d'humeurs
banco-boursières, engagera toujours plus leurs expositions futures aux
stratégies de éco-politico-business.
Les
bulles spéculatives passées et à venir : TIC, Biotechnologies,
énergies, investissements verts nous ont inspirés une alternative
d'investissement durable, non cotée en bourse : un placement stable et
cohérent de croissance : 9%
EuroCitInvest entend donc redonner goût, force et constance à
l'investissement citoyen et entrepreneurial par sa juste rémunération
(rétribution), son équité de garantie, sa pérennité d'utilité à
l'emploi et à l'efficience de ses ressources.
Expliquer le fonctionnement des poumons et coeur de Mouvencis est impossible pour des raisons évidentes de savoir faire. Nous
avons donc choisi de tourner en dérision une tranche de vie qui
illustre l'ambiance résolument détendue qui se dégage de nos bureaux
mobiles, par opposition à la charge de sérieux de nos travaux . |  |
"Le
21 février 1999, un jeudi maussade, Laureen, trentenaire aux origines
aussi métissées que charmantes, responsable administrative dans
plusieurs entités institutionnelles censées gérer au mieux les fonds
étatiques destinés à un effort socio-économique serein, sans cesse
démissionnaire ou mutée pour cause de "ronpoingnite aigüe", partagée
entre le désir non consenti de se ranger dans une vie de famille
remplie d’un peu trop à son gout de "zenitude" et le combat de
poursuivre une mission professionnelle avortée d’avance, fit la
rencontre de Matteo en pleine élucubration de stratégies
autodidactiques de sortie de crise d’un montage financier
particulièrement tordu, partagé entre l’envie de fuir et celle
d’apporter les outils nécessaires afin d’éviter à ses contemporains
entrepreneurs de connaitre les désagréments semblables qui achevaient
alors de lui faire perdre dix ans de sa vie.
Durant
les quelques mois de déprimes, de repos, agrémentés de réveils
successifs de la conscience politique du problème, Matteo rencontra
Oscar, fort empreint de constats écologiques, psycho-sociologiques et
dixit « théo’illogiques ».
Ce
tandem quarantenaire, alors encore victime du syndrome nommé « carouf »
(allergie généralement ressentie par les hyper-créatifs sans éthique
stable et se développant par la perte de temps lié au manque de
direction de recherche) retrouva, après quelques semaines, avide de
certitudes, Laureen, dans cette brasserie Fribourgeoise où la quête de
la meilleure charte du restaurateur respectant plus que tout ses
clients, les guidait régulièrement. Plus tard, tous trois achevant les
grandes lignes du projet Mouvencis, y rencontrèrent, Gerhardt, un
financier cinquantenaire rondouillard, temporairement victime d’une
mise au placard, pour cause de changement de stratégies bancaires et
donc de direction.
"Bon,
venons en aux faits" lança la serveuse qui interrompait nos discussions
en cours. Oscar rangea ses jambes qu’il avait commencé à laisser
trainer volontairement sur la banquette de Laureen afin de lui
expliquer le concept esthético-vital de la chaussure respirante qu'il
venait tout joyeux, de trouver dans sa boutique Geox favorite. Laureen
esquissa un sourire gêné, avant de traduire la commande devant nos yeux
ébahis par tant de vocabulaire germanique et de détails développés pour
dire au final, ce que le pragmatisme légendaire de Matteo visiblement
affamé trancha net tout en jaugeant la serveuse de bas en haut par un
"comme d’hab.quoi". Gerhardt commençait à se dérider de nos facéties
d’évacuations des contrariétés du matin. Matteo sortait d’une
entreprise en conflit pré-programmée sur les rails de la
mondialisation, Laureen d’une misère familiale, Oscar d’une autre
planète, et Gerhardt du bureau de son jeune et nouveau Directeur
commercial piqué à la gestion des portefeuilles affectés exclusivement
aux directives de la "nouvelle école américaine" comme il disait si
bien.
Il
ne se formalisait plus au fait qu'Oscar se faisait un plaisir de
saupoudrer les salades de son cocktail à l'essai (fait de malt,
d'orgeat déshydraté, de granules de charbon végétal, d'un bon tiers de
céréales mixées à des légumineuses dont il était évidemment en deux
mots le seul à connaitre les proportions exactes. Chacun prenait un
malin plaisir à piquer chez l'autre les ingrédients préférés qui
composaient les salades géantes accompagnés de pommes frites aux formes
aussi diverses qu'il existait de sauces pour les agrémenter. A
cet instant pré-digestif précis où Oscar plongé dans un demi sommeil
partagé entre la perspective de réincarner une partie de ses neurones
en atomes rentrant dans la composition du rouge à lèvre bio fourré dans
le sac à main en perpétuel désordre
d'une personnalité politique très connue et celle de déplacer à
distance un verre à bière que la serveuse s'employait énergiquement à
essuyer, le verre se fracassa sur le sol. Laureen redressa le tailleur
gris clair rayé bordeaux, que nous affectionnons tout particulièrement
et nous annonça de son naturel à toute épreuve : "J'ai une question
métaphysique de la plus haute importance philosophique à vous poser".
Le propos s'annonçait lourd en apparence. Matteo et Gerhardt luttaient
pour ne pas plonger dans la sieste menaçant notre attention sur cette
terrasse éclairée par les premiers rayons printaniers en observant un
manège de ronds de jambes qui se penchaient vers les prix les plus bas
d'articles en solde de la vitrine d'en face. Elle reprit sa phrase un
peu plus fort en entrant pertinemment dans notre champ de vision.
Matteo inquiété par tant de "hics" en moins de trente secondes
s'accouda à la table enfin de saisir tout ce qui allait suivre :
"Est-on vraiment encore obligé de le faire exprès ? "
Matteo lui répondit " tout dépend de ce que tu comptes inclure dans ton le..." "Tout
ce qui nous irrite sur terre". Oscar revenant de son rêve ajouta "et le
truc c'est que ça se mange, au fait j'ai oublié ma montre quelle heure
est-il ?" Matteo ajouta "l'heure de redescendre sur terre". D'un air faussement désabusé Gerhardt avança : "je suppose que je vous invite, bon, vous prendrez bien un deuxième café."
"Bon revenons en aux faits" redéclara la serveuse. Gerhardt
défroissa trois billets de 20 Euros que ses poches étanches avaient
fait mariner toute la matinée et lâcha : "C'est combien déjà ? Ah je
suis bête, c'est pourtant marqué dessus, encore faut-il ne pas s'en
faire tout un fromage". Nous grignotâmes les desserts en marchant. |  | Dès
lors, nous avons commencé simplement à aller mieux. Plus tard encore,
enfin pour être tout à fait précis, quelques bonnes paires de mois plus
tard, nous nous retrouvèrent même lieux, même endroit, avec une
certitude de plus, amenée par nos parcours entrepreneuriaux et
synthétisable par la phrase que nous avions le plus entendue jusqu'ici
: "Vous
avez de bonnes idées, mais vous n'avez pas les moyens de vos idées !
hum...* C'est alors que nous considérâmes que cette liberté
d'entreprendre que nous nous attachions à défendre par des moyens aussi
divers que variés, celle qui nous faisait avancer et revenir sans cesse
à la tâche, et bien, c'était la nôtre. (* revenir au début
de la page jusqu'au billet).
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