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20/02/10 Les banques centrales d’Europe font un geste fort
Comme attendu, la BCE a abaissé son taux directeur à 1,5% et la BoE à 0,5%
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé une réduction de 2 à 1,5% de son taux directeur, amenant ce dernier à son plus bas niveau depuis la création de la monnaie unique.
Il s’agit de sa cinquième baisse depuis octobre.
L’institution pourrait encore abaisser son principal taux directeur selon Trichet.
Certains banquiers doutent de la volonté réelle de punir Goldman Sachs.
«Les pays européens ont beaucoup d’emprunt à placer sur les marchés, ils ne pourront se passer de la force de vente de Goldman», estime le directeur des opérations obligataires d’une banque française. Athènes devrait proposer dès la semaine prochaine un emprunt à 10 ans, une opération cruciale. Coïncidence piquante, le responsable de la gestion de la dette grecque vient d’être remplacé par… un ancien banquier de Goldman Sachs. «Le soufflé sur cette affaire va retomber car c’est aussi un camouflet pour Eurostat [l’agence européenne «auditant» les chiffres grecs]», poursuit-il.
«Cela ne m’étonnerait pas que certains Trésors européens confient moins de mandats à Goldman; mais la Banque centrale, elle, ne pourra jamais la mettre au ban», assure l’ex-responsable des produits obligataires d’une autre banque parisienne. Pour une raison simple. L’influente banque de Wall Street a été admise au sein du Groupe de contact sur les marchés monétaires de la BCE, club restreint de grandes banques conseillant l’institution sur les marchés.
18/02/10 L’élévation surprise du taux d’escompte par la Fed marque une nouvelle étape vers "un retour à la normale" des conditions de crédit envers le secteur financier
Les banques centrales ont franchi un nouveau pas vers la sortie de la crise financière avec la décision de la Fed jeudi soir d’élever de 0,25% son taux d’escompte. A la surprise des marchés, qui ne s’attendaient pas à une telle mesure aussi tôt, la banque centrale des Etats-Unis a renchéri d’un coup les conditions de crédit qu’elle accorde aux banques commerciales. Celles-ci devront compter désormais avec un taux d’intérêt de 0,75% si elles veulent emprunter directement à l’institut gouverné par Ben Bernanke.
En revanche, le taux des Fonds fédéraux («Fed funds rate»), qui conditionne directement le coût de l’argent à court terme pour tous les emprunteurs, est maintenu en dessous de 0,25%. Il devrait y demeurer jusqu’au dernier trimestre, selon la plupart des prévisionnistes.
La Fed justifie sa décision par la «normalisation» en cours des conditions de crédit. Avec le retour timide de la confiance et l’amorce de reprise, les acteurs économiques ne sont plus contraints de recourir aux banques centrales pour obtenir les liquidités indispensables à leur survie, contrairement à la situation qui prévalait à la fin 2008 et au premier semestre 2009.
Eviter le plongeon
La Banque centrale européenne avait précédé la Fed l’automne dernier déjà. Constatant un retour progressif à la normale des conditions de marché, son président Jean-Claude Trichet a été le premier des gouverneurs de banque centrale à annoncer la fin de l’ère des facilités. La Banque nationale suisse a suivi en décembre, en communiquant la fin de son programme d’achats d’obligations d’entreprises. Lancés il y a un an, ces programmes d’injections de liquidités devaient éviter que les économies ne plongent dans la dépression. Leur principe est simple: mettre le maximum d’argent sur la table afin de permettre aux banques en difficulté de continuer de fonctionner afin de ne pas bloquer la distribution de crédit aux entreprises et aux ménages. Ces programmes permettent, en outre, aux banques centrales d’acheter les titres de dettes publiques qu’émettent massivement les Etats engagés dans leurs plans de sauvetage. Baptisés «quantitative easings» (assouplissements quantitatifs), ces programmes se résument à faire tourner la planche à billets afin de maintenir le système économique en état de fonctionnement, ce que la politique monétaire traditionnelle n’était plus en mesure de faire.
Echec japonais
Au moment le plus critique, la Fed a engagé près de 2000 milliards de dollars, près de 15% du PIB américain. Sur le continent européen, l’effort est resté dans des proportions plus modestes. La BNS a ainsi mis environ deux milliards de francs dans ses programmes d’achats d’obligations (0,4% du PIB). La BCE est intervenue dans des proportions un peu supérieures.
C’est la Banque d’Angleterre qui a consenti à l’effort le plus massif par rapport à son économie.
En quelques mois, elle a injecté 200 milliards de livres sterling (334 milliards de francs), soit 57% de son produit intérieur brut. Contrairement à la majorité des autres banques centrales, elle n’a pas mis fin à son programme. La conjoncture britannique, toujours atone, ne le lui permet pas. De plus, le gouvernement a un urgent besoin d’argent pour financer un déficit atteignant 12% du PIB.

Le Japon vit, lui, au rythme du «quantitative easing» depuis des années et ne semble pas près d’en sortir. Sa banque centrale s’est résolue à la fin novembre à augmenter de près de 120 milliards de francs son programme d’injection de liquidités, pour soutenir une conjoncture toujours en récession et financer un déficit budgétaire dépassant 200% du PIB.
Après avoir été sauvés par les banques centrales, les marchés financiers saluent le retour à la normale. Le dollar a progressé de 0,3% à 0,6% vendredi face aux autres monnaies en raison de la perspective de taux plus attrayants pour les placements en billets verts.


14/02/10 Faites l'amour, les commerces de proximité, pas le jeu des banques. Dussourd Valentine

Toutes proportions gardées, deux régions du monde en prise directe avec les dettes publiques :
Vingt-trois jours après avoir prêté serment, Chris Christie, le nouveau gouverneur républicain de ce bastion démocrate qu’était le New Jersey, annonce d’impressionnantes coupes dans les dépenses publiques.
Le 11 janvier 2010, Philippe Madrelle, Président du Conseil Général de la Gironde, révélait la stratégie mise en place par le Département pour informer les girondins des menaces qui pèsent sur les collectivités territoriales et les services publics de proximité...
13/02/10 "Avec un tel ratio de solvabilité" (dans le cas présent : dettes à très court terme/fonds propres)
aucune entreprise ne survivrait bien longtemps,

et pourtant les grands Etats européens vont émettre en 2010 des dettes dont le montant équivaut à 20% de leur produit intérieur brut, soit 2200 Mrds d’euros (3240 Mrds FS). Il s’agit des fonds que les gouvernements des grandes économies occidentales vont devoir récolter auprès d'investisseurs cette année pour financer leurs déficits et frais de fonctionnement. Fitch publie ce chiffre record, qui représente 19% de la richesse produite chaque année. Frédéric Lelièvre "L’insoutenable légèreté de l’argent public".

27/01/10 Les banquiers, présents en nombre à Davos, se sont élevés contre les projets visant à durcir le contrôle de leur secteur affirmant que cela pourrait
brider leur capacité à financer l'économie et la création d'emplois.
Dès l'ouverture du 40ème WEF, les banquiers, habituellement plus discrets, ont affirmé publiquement leur opposition au projet du président américain Barack Obama de limiter la taille des banques et de les empêcher de réaliser des opérations pour leur propre compte sur les marchés si elles recueillent dans le même temps les dépôts des clients.
26/01/10  Le monde de l’après-crise financière en débat à Davos (avec le temps.ch)
La caisse de résonance que constitue le Forum de Davos va à n’en pas douter profiter à Nicolas Sarkozy.
Après avoir répondu quasi-systématiquement à coté de la plaque au monde de l'entreprise qui souffre, victime collatérale de la finance en crise, lors de son nouvel exercice médiatico-politique sur TF1, le président français pourra donner de la voix au camp des percepteurs, qui se réjouissent de taxer les bonus des banquiers pour les punir de leurs erreurs passées.
L’impôt ne répondra pas à la question centrale du monde de l’après-crise: le risque systémique.
Tout juste permettra-t-il de calmer les foules en colère, car, structurellement, tout reste en place pour que les banques continuent à faire des profits extraordinaires au détriment de l'économie réelle. On espère qu’à Davos le débat s’élèvera au-dessus des idées populistes. Globalement, peu de grandes décisions se prennent dans la station grisonne. Cette dernière offre cependant un espace unique de dialogue. Hélas, l’absence des Américains, tant banquiers que responsables politiques, témoigne de la difficile naissance de la nouvelle gouvernance financière. De ce point de vue, le monde "fondamentalement neuf" dont parle Klaus Schwab n’a pas encore vu le jour. La coopération internationale sera au centre des préoccupations des 2500 participants du 40e Forum économique mondial (WEF), qui s'ouvrira à Davos le 27. et auquel la Libye n'a pas été conviée.
Pour le président fondateur du WEF, Klaus Schwab, il faut "reconstruire nos institutions. La coopération internationale entre tous les participants s'inscrit au coeur de la mission du Forum qui est d'améliorer l'état du monde. Les effets de Copenhague seront aussi abordés...Force est de constater les dysfonctionnements du système actuel de la coopération internationale". Cinquante-cinq pays et leurs représentants seront présents dans la station grisonne. Les alternatives pour une croissance, le nouveau rôle des Etats-Unis et de la Chine, l'avenir du Brésil comme force économique seront quelques uns des grands enjeux qui seront abordés lors de cette édition.

18/01/10
Le gouverneur de la Banque du Japon Masaaki Shirakawa s'est
engagé lundi à maintenir une politique monétaire accommodante afin de permettre au pays de sortir de la déflation, donnant ainsi des garanties au gouvernement sur sa volonté de soutenir la reprise.

15/01/10 Les réserves de change de la Chine ont atteint 2.399,2 milliards de dollars fin décembre,
enregistrant une hausse de 23,28% en glissement annuel, a annoncé la Banque centrale.
L'an dernier, les réserves ont augmenté de 453,1 milliards de dollars, soit 35,3 milliards de plus que l'accroissement de 2008, selon l'institution. Ces réserves de change, devenues début 2006 les premières au monde, totalisaient 2.272,6 milliards de dollars fin septembre, en hausse de 19,26% en glissement annuel, selon les précédentes statistiques. La Chine a investi une grande partie de ses réserves dans des avoirs en dollars, tels que les bons du Trésor américain considérés comme sûrs mais à la rentabilité faible.
Elle tente depuis quelques années de diversifier ses placements mais restait fin octobre le premier détenteur de la dette américaine. Elle détenait alors pour 798,9 milliards de dollars de bons du trésor, en légère baisse toutefois par rapport à juillet (800,5 milliards de dollars), selon les chiffres du Trésor américain. Les réserves en devises ont été nourries ces dernières années par les flots d'investissements étrangers, des excédents commerciaux importants et l'afflux d'argent spéculatif, facteurs qui ont été tempérés par la crise économique mondiale. Après 13 mois de déclin, les exportations sont reparties à la hausse en décembre, augmentant de 17,7% en glissement annuel.
Sur l'ensemble de l'année, le pays a engrangé un excédent commercial de 195 milliards de dollars.

Les investissements directs étrangers dans la troisième économie de la planète ont bondi dans le dernier mois de 2009, de 103% sur un an. Ils étaient repartis à la hausse en août après dix mois de déclin.
Sur tout 2009, ils ont totalisé 90,03 milliards de dollars (-2,6%).
La zone euro elle, a dégagé un excédent commercial de 4,8 milliards d'euros en novembre, en recul par rapport au mois précédent où il avait atteint 6,6 milliards d'euros, a indiqué vendredi l'office européen des statistiques Eurostat.