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23/02/10 Macif renonce à une participation au capital de l'équipementier automobile Heuliez, qui cherche un successeur à l'éphémère repreneur BKC.
22/02/10 La présidente de la région Poitou-Charentes indique dimanche à Poitiers qu'une "grande entreprise mutualiste de Niort" avait l'"intention d'entrer au capital d'Heuliez".

Il s'agit de la Macif, qui donnera sa réponse en fin de semaine.
La Macif, elle, a indiqué ce lundi qu'elle avait été sollicitée pour prendre une participation dans Heuliez. Le mutualiste fera connaître sa position officielle en fin de semaine. La Maaf, basée à Niort, a indiqué qu'elle n'était pas concernée, et la Maif, dont le siège est également à Niort s'est refusée à tout commentaire.
16/02/10 Investissements hasardeux en Alsace, au Havre et en région Poitou-Charentes.
L'opportunisme au mieux disant social du repreneur BKC a du plomb dans l'aile
...
Les salariés inquiets du groupe espèrent désormais que l'introduction en Bourse de la holding de BKC, Krief Group, apportera de l'argent frais: prévue vendredi, elle ne porte dans un premier temps que sur 12.500 actions (sur un capital de 10 millions d'actions) à 4 euros, soit un montant de... 50.000 euros.Ces dernières années, Louis Petiet, le patron de BKC et élu local UMP, a totalement bouleversé le cabinet de conseil, où travaillait notamment l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, en se lançant dans l'acquisition de 35 sociétés, dans l'industrie ou les médias, avec un total de 3.500 salariés.
A chaque fois, il profite de leurs difficultés pour les racheter à moindre coût et revendique la même méthode: aller sur des "micro-niches à forte valeur ajoutée" et une organisation "low cost".
12/02/10 Malgré les primes à la casse et le plan contributif français de soutien au secteur automobile de 6 Mrds d'Euros, les deux principaux "assembleurs-
constructeurs" 
PSA Peugeot Citroën et Renault affichent de lourdes pertes sur 2009.
PSA annonce une perte nette de 1,161 Mrd d'€ en 2009, qui représente plus du triple de celle enregistrée l'an passé, Renault annonce une perte nette de 3,125 Mrds d'€ sur l'exercice 2009, pour un chiffre d'affaires en recul de 10,8 %
23/02/10 Le patron de Toyota, Akio Toyoda reconnaît devant le Congrès américain que "l'accélaration du développement de son groupe", forcé de rappeler près de 9 millions de
véhicules, a été assez "brutale".

05/02/10 Toyota plonge en roue libre dans la tourmente,

le constructeur automobile s'apprêtant selon la presse japonaise à rappeler 270000 Prius pour un problème
de freins, tandis qu'une plainte en nom collectif était déposée contre lui aux Etats-Unis.
Nikkei rapporte que le premier constructeur mondial informerait sous peu le ministère des Transports japonais et le Département américain des Transports de ce rappel, qui concernera 76'000 véhicules au Japon et environ 100'000 aux Etats-Unis. Le rappel concernera les Prius de troisième génération, vendues entre mai et décembre, afin de changer le programme de contrôle de freinage de ces véhicules.
Plainte collective déposée aux USA
Auparavant, les autorités américaines avaient annoncé avoir ouvert une enquête sur ces problèmes de freins, qui viennent s'ajouter aux déboires du groupe japonais après la crise des accélérateurs défectueux qui a entraîné des millions de rappels de voitures et devrait coûter jusqu'à 1,4 milliard d'euros. L'autorité américaine de sécurité routière, la NHTSA, qui dépend du ministère des Transports, a évoqué des cas "de perte momentanée des capacités de freinage sur des surfaces accidentées, des bosses ou des nids de poule".
La NHTSA a précisé avoir reçu 124 signalements de problèmes de la part de consommateurs, "dont quatre ont fait part d'accidents".
Le géant nippon fait désormais l'objet d'une plainte en nom collectif aux Etats-Unis l'accusant d'avoir dissimulé "pendant plusieurs années les problèmes d'accélération involontaires", a indiqué le cabinet Burg Simpson, à l'origine de la plainte. La plainte, déposée au nom d'un automobiliste du Colorado, demande une compensation financière pour tous les résidents de cet Etat de l'ouest des Etats-Unis qui possèdent une des voitures concernées par ces rappels.
Le constructeur admet ses défaillances
La marque automobile a indiqué avoir reçu 77 plaintes au Japon concernant la dernière version de la Prius, un véhicule "hybride" (électricité et essence) qui est le plus vendu par la marque au Japon.
 Le responsable du contrôle de qualité, Hiroyuki Yokoyama, a reconnu l'existence d'un défaut dans le système de freinage hydraulique, qui peut, par temps froid, agir avec retard. "Le frein est lent mais si on continue à appuyer sur la pédale, la voiture s'arrête" quand même. Malgré cette crise, Toyota a créé la surprise jeudi en relevant fortement ses prévisions financières annuelles. Cette décision a étonné les analystes, dont la plupart avertissent que le coût de cette crise pour Toyota, notamment en termes d'image de marque, sera très élevé. A la Bourse de Tokyo, l'action Toyota a terminé jeudi sur une nouvelle chute de 3,52% à 3.280 yens.
Depuis le 21 janvier, la valeur boursière du groupe a fondu de près de 22%.
L'autre problème de pédale, celui des gaz constitue une véritable catastrophe pour Toyota. La firme a rappelé la semaine dernière près de 4,5 millions de véhicules en Amérique du Nord, en Europe et en Chine. Depuis l'automne dernier, Toyota a également rappelé quelque 5,3 millions de voitures en Amérique du Nord en raison d'un tapis de sol amovible susceptible de bloquer la pédale d'accélérateur.
Ford également victime de problèmes de freins
Après Toyota, le constructeur automobile américain Ford a fait part à son tour jeudi d'un problème de freins sur certaines voitures hybrides, assurant toutefois disposer d'un logiciel de réparation immédiatement disponible. Sans évoquer explicitement un rappel de voitures, le constructeur a expliqué que les propriétaires de certains modèles 2010 de la Fusion Hybrid et de la Milan Hybrid recevraient au courrier une lettre leur recommandant de se rendre chez leur concessionnaire pour une actualisation gratuite du système informatique gérant le freinage. "Nous avons reçu des informations selon lesquelles certains conducteurs ont eu une sensation de freinage différente quand le freinage régénératif propre aux voitures hybrides bascule sur un freinage hydraulique conventionnel. Même si les voitures gardent toute leur capacité de freinage, les automobilistes peuvent avoir la perception qu'ils perdent les freins", a expliqué Ford dans un communiqué sur son site. Chez Ford, le logiciel problématique équiperait quelque 18'000 voitures, mais seulement "une petite fraction de ce total" souffriront d'un problème, à en croire une association de consommateurs.
28/01/10 Le chômage mondial, mis à mal par la crise, a explosé en 2009 atteignant 6,6%
à l'échelle mondiale
soit un nombre record de 212 millions de personnes, selon le Bureau international
du travail mettant en garde contre "une reprise sans emplois".

30/12/09 La Comco, la commission suisse de la concurrence analysera l’impact d’un duopole.
Le verdict sera rendu d’ici à fin avril.
La Comco va procéder à un examen approfondi de la fusion entre les opérateurs Orange ( France Télécom ) et Sunrise (TDC).
L’entité fusionnée aura un chiffre d’affaires annuel cumulé de 3,1 Mrds de francs (1/4 des 12 Mrds de Swisscom) et contrôlera environ 40% du marché suisse de la téléphonie mobile, contre 60% pour Swisscom.
23/12/09 Le constructeur automobile américain Ford Motor va céder sa filiale suédoise Volvo
au constructeur chinois Geely Holding, selon les termes d'un accord rendu public mercredi 23 décembre.
14/12/09 Crédit Agricole Private Equity, ING Parcom, BNP Paribas Développement, Crédit Mutuel Arkéa et Daniel Caille, fondateur de la Générale de Santé, entrent au capital de Cliniques Privées Associées (CPA) pour constituer "un nouveau groupe de santé privé".
"L'objectif est de construire un acteur incontournable de l'offre hospitalière privée en France par croissance externe", est-il écrit.
Daniel Caille, qui a présidé Générale de Santé pendant 22 ans, investit dans le projet au travers de sa holding Vivalto Santé, qui détient 60% du capital de CPA, le solde étant détenu par les praticiens libéraux. A cette occasion, Crédit Agricole Private Equity devient l'actionniare majoritaire, à un niveau non précisé, de Vivalto Santé. "En associant praticiens et institutionnels, ce nouveau modèle est une alternative aux établissements indépendants détenus par des praticiens et aux groupes contrôlés exclusivement par des investisseurs financiers. Le modèle d'avenir de la restructuration de l'hospitalisation privée en France est poly-régional.
Ce projet a une capacité naturelle d'attraction pour d'autres structures de soins d'excellence, à la fois en Bretagne et dans le reste de la France", déclare Daniel Caille, président de Vivalto Santé.
"Ce rapprochement est la première étape de la constitution d'un nouveau groupe de santé privé d'importance. D'autres projets de rachats de cliniques sont en cours d'avancement pour bâtir un partenariat durable entre praticiens et investisseurs institutionnels", commente Philippe Zurawski, directeur d'investissements du Crédit Agricole Private Equity.
Leader breton des cliniques privées, CPA possède trois établissements de soins en Bretagne: le CHP Saint Grégoire à Rennes, la clinique de la côte d'Emeraude à Saint-Malo et la clinique Pasteur-Lanroze à Brest.
Avec un chiffre d'affaires de 96 millions d'euros en 2008, CPA dispose d'une capacité hospitalière privée de court séjour de 725 lits.
11/12/09 Pour se faire entendre et exprimer leur colère, 200 salariés et sympathisants d'Hymer France ont organisé une grande manifestation dans les
rues de Cernay.
Ils ont protesté contre l'absence d'avancées dans les discussions sur l'avenir de l'entreprise locale de véhicules de loisirs actuellement en redressement judiciaire.

La grande majorité des 190 salariés avaient été rejoints par des élus locaux, des délégations syndicales et du PCF et les représentants de plusieurs entreprises voisines du textile, de la chimie et de la métallurgie qui ont subi récemment des plans sociaux ou ont fermé.
19/10/09 Les déchets électroniques s'amoncellent toujours
Le volume annuel de déchets d’équipements électriques et électroniques continuera à augmenter jusqu’en 2015.
C'est ce que prévoit une étude d'une société-conseil du nom de Pike Research selon qui les politiques gouvernementales et les initiatives privées ne feront sentir leurs effets qu'en 2016. En 2015, le volume de ces déchets atteindra 73 millions de tonnes, uniquement pour cette année. Parmi ces déchets, se trouve notamment du mercure. Un gramme de cette substance suffit pour polluer 1 mètre cube (m3) de terre ou 1,000 m3 d’eau pendant 50 ans. Or, certains pays d'Afrique et d'Asie servent de décharges à ces produits toxiques.
Pike Research souligne l'importance d'une conscientisation du public et des salariés de ces entreprises dans les changements à venir.
07/10/09 La CDC devient l'actionnaire unique du Bioscope à Ungersheim
et de fait, après le rachat à la Compagnie des Alpes (CDA) de la totalité des parts de la SMVP
"Société de Mise en Valeur du Patrimoine", l'unique propriétaire des murs du parc Alsacien.

C'est évidemment un revers considérable pour les élus alsaciens et leurs contribuables qui voient ainsi fondre, comme neige au soleil, les principaux actifs (terrains et batiments) de l'entreprise touristique pour cause de course à l'endettement, via la CDA.
Un camouflet juridico-politique de plus pour les protagonistes du projet qui pointaient ironiquement, à l'époque de l'"écomusée", les maigres "dettes d'exploitation" de l'association exploitante du site, avant son remaniement d'autorités départementale et régionale.
26/09/09 Avis de gros temps sur le numéro trois mondial du transport de conteneurs.
La direction de CMA CGM se rend aujourd'hui à Bercy pour entamer des discussions avec les pouvoirs
publics et ses créanciers. Au menu de cette première rencontre : évaluer les solutions pour sortir l'armateur d'une situation financière qui va devenir intenable.
Peu d'informations filtrent sur l'ampleur des difficultés.
Ce groupe, qui a généré 15 milliards de dollars de chiffre d'affaires l'an dernier, est une entreprise privée et donc discrète. Avec le ralentissement économique mondial, le groupe et sa flotte de 395 navires a subi une forte baisse du trafic et une chute du prix des conteneurs transportés à la fin de l'année 2008 et au premier semestre de cette année. 
Très vite, Jacques Saadé, président du groupe, a mis en place un plan d'économies de 600 millions de dollars.
Ces mesures s'avèrent insuffisantes pour permettre à l'entreprise de faire face aux échéances financières des prochains mois, principalement le paiement des intérêts d'une dette d'environ 3,5 milliards d'euros. Aujourd'hui, le groupe cherche obtenir des délais de quelques mois de la part de ses créanciers. Il parie sur un assainissement de sa situation. Le groupe espère revenir à l'équilibre et renouer avec les bénéfices au premier trimestre 2010. CMA CGM envisage de céder des actifs, le produit de ces cessions permettant notamment de couvrir les pertes prévues cette année.
Numéro 3 mondial du transport maritime conteneurisé, CMA CGM et ses filiales alignaient, au 1er septembre, 356 navires, soit 91 en propriété et 265 affrétés. L'an dernier, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 15.1 Mrds de dollars et transporté 8.9 millions d'EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille standard du conteneur).
Le FSI à la rescousse
Visiblement, l'armateur n'arrive pas à convaincre ses créanciers. Or, pour l'État, il paraît difficile de laisser tomber cette entreprise.
CMA CGM est incontournable pour maintenir voire développer l'activité portuaire en France. C'est également la plus importante entreprise privée de Marseille. Dans ce contexte, une aide du Fonds stratégique d'investissement (FSI) est un scénario très crédible même si le fonds ne fait aucun commentaire. Le renforcement des fonds propres est de nature à rassurer les banquiers. Il améliorerait la structure du bilan et permettrait aux créanciers d'accorder d'aider le groupe à traverser la tempête .Au passage, CMA CGM, n'est pas un cas isolé. Plusieurs armateurs ont été contraints de réaliser des augmentations de capital.
C'est le cas du singapourien Nol ou d'Hapag-Lloyd qui a notamment reçu 1,3 Mrd d'euros de la Ville de Hambourg.
23/09/09 AvtoVAZ annonce qu'il supprimera plus du quart de ses emplois, le premier constructeur automobile russe étant confronté à une forte baisse de la demande.
AvtoVAZ, le constructeur de la Lada détenu par le conglomérat public Russian Technologies et par Renault, qui a 25% des parts, a passé un accord avec les syndicats afin de supprimer 27.600 emplois au plus sur son site de la Volga. Sur ces 27.600 postes supprimés, 13.000 concerneront des personnes partant à la retraite en septembre et en octobre, ainsi que 5.500 personnes approchant de l'âge de la retraite. AvtoVAZ ajoute que 6.000 environ des 9.100 employés les plus jeunes qui seront licenciés se verront proposer à nouveau un poste au début de 2012, au moment où le constructeur russe et Renault comptent lancer un projet en commun. "L'entreprise travaille sur une équipe et à 65% des capacités. Réduire les effectifs est essentiel dans une telle situation", explique le constructeur, qui emploie 102.000 personnes au total. AvtoVAZ a réduit les salaires ainsi que la durée hebdomadaire du travail à l'usine de Togliatti, une ville située à 900 km au sud-est de Moscou, bâtie dans les années 60 autour de cette usine. Quelque 2.000 ouvriers avaient manifesté en août à Togliatti à la suite d'une réduction des salaires de moitié. Les autorités russes redoutent l'émergence de troubles sociaux dans les centres urbains érigés autour d'une usine unique et ont fait des questions sociales une priorité dans la résolution de la crise économique.
La France reste le quatrième exportateur mondial d'armements.
Un record en matière de CA. ( hors produits dérivés du nucléaire civil )

Les commandes d'armements faites à la France ont augmenté de 13% en 2008, pour s’établir à 6,58  Mrds d’euros. Mais selon un rapport au Parlement du ministère de la Défense, elle “a peiné à maintenir ses positions. Le montant des prises de commandes en euros constants a été ramené de 8,15 milliards d’euros en 2000 à 6,58 milliards d’euros en 2008“.
La part de marché de la France avait atteint 7,2% en 2007, derrière les Etats-Unis (49%), le Royaume-Uni (15%) et la Russie (8%).
Le volume global des exportations mondiales d’armement a atteint 67 Mrds d’euros cette année-là.
Le secteur de la défense représente 165.000 emplois en France. Il réalise un chiffre d’affaires de quinze milliards d’euros, dont un tiers est réalisé à l’exportation. Ses principaux clients entre 1999 et 2008 sont les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, la Grèce et l’Inde. Les prises de commandes entre 2004 et 2008 concernent en majorité l’air et l’espace (57,4%), puis la terre (22%) et la mer (20,6%).
Les Etats-Unis toujours premier vendeur d'armes au monde
Une étude du Congrès américain confirme la place de leader des Etats-Unis sur le marché de l'armement.
En 2008, les signatures de contrats d'armement représentaient 37,8 Mrds de dollars, soit 68,4% du marché mondial.
Les dépenses militaires mondiales ont atteint l'an dernier le montant record de 1.464 Mrds de dollars, selon l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm. Avec 37,8 Mrds de dollars (26,4 Mrds d'euros) de contrats signés en 2008, les Etats-Unis confirment leur place de leader mondial sur le marché de l'armement, loin devant le deuxième vendeur mondial, l'Italie, qui totalise 3,7 Mrds de dollars de montant de contrats d'armement. La Russie prend la troisième place avec 3,5 Mrds de dollars, conte 10,8 Mrds en 2007. Une étude du Congrès dévoilée par le New York Times révèle que les Etats-Unis contrôlent 68,4% du marché mondial. Dans un contexte de baisse des dépenses d'armement, les Etats-Unis sont parvenus à augmenter significativement leur chiffre d'affaires. En 2008, le marché mondial représentait 55,2 Mrds de dollars, en baisse de 7,6% par rapport à 2007, mais le montant total des contrats signés par les Etats-Unis, eux, a bondi de près de 50%. Cette forte progression s'explique par une augmentation de la demande au Proche-Orient et en Asie., ainsi qu'à la poursuite de contrats de service d'équipement et de maintenance.
29/06/09 Éco-autoroute en France
Exemple parfait de greenwashing? Une nouvelle autoroute de France vient d'être baptisée «éco-autoroute» par son constructeur, la compagnie Vinci. Dotée d'un mur anti-bruit de 9,000 mètres, l'autoroute dispose de 29 passages pour les animaux sauvages tels les cerfs et les chevreuils; de 87 passages pour les petits animaux tels les renards et les ... grenouilles, ainsi que de 107 bassins de collecte et de traitement des eaux de ruissellement. Quelque 200,000 arbres ont été plantés.
«On est allé au-delà de ce qui s'était fait jusqu'ici, on peut donc revendiquer le label d'"éco-autoroute" que nous avons créé. Je suis convaincu que ça rencontre les aspirations de nos clients et que ça peut améliorer la perception de l'autoroute par comparaison avec la route», a dit le responsable de cette autoroute de 100 kilomètres, appelée A19, au quotidien Libération. «Ce qui nous inquiète c'est le glissement sémantique: on peut faire tous les aménagements qu'on veut, une autoroute écologique, ça ne peut pas exister. Il ne faut pas que cette novlangue politique fasse école», a rétorqué le dirigeant d'une association écologiste du nom d'Agir pour l'environnement.
16/06/09 Un projet relancé
Le sénateur Francis Grignon a obtenu satisfaction. Après diverses péripéties parlementaires, le Sénat adoptera prochainement un amendement qui met à égalité les projets de canaux à grand gabarit Saône-Moselle et Saône-Rhin. La guerre des canaux opposait depuis plusieurs mois les parlementaires lorrains à leurs collègues alsaciens et franc-comtois. En première lecture du projet de loi sur la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement, à l'Assemblée nationale, un amendement ajoutait la réalisation du canal Saône-Moselle. Au Sénat, Francis Grignon faisait voter un complément sur le Saône-Rhin. Excédé, le secrétaire d'État aux transports, Dominique Bussereau obtenait un armistice en échange de la promesse d'une réunion entre protagonistes pour "trouver une solution intelligente".
Francis Grignon et les députés Arlette Grosskost, Antoine Herthet, Éric Straumann y représentaient les parlementaires alsaciens.  Un texte de compromis sera adopté par le Sénat, ainsi rédigé : "Les études nécessaires à la réalisation d'une liaison fluviale à grand gabarit entre les bassins de la Saône et de la Moselle seront poursuivies et un débat public sera organisé d'ici 2012. Ce débat envisagera également l'intérêt d'une connexion fluviale entre la Saône et le Rhin qui fera l'objet d'études complémentaires préalables". Le rajout de ce texte au projet de loi du Grenelle obligera l'État à participer au financement de ces études.
Un premier rapport piloté par le président du CG Haut-rhinois, Charles Buttner,
plutôt performant dans le domaine du potentiel de trafic avait permis de conclure à la pertinence du projet Saône-Rhin.
La surexploitation des ressources s'accélère
Une étude signée par les Amis de la Terre conclut que les ressources naturelles sont surexploitées et que leur rythme d'extraction s'accélère. Par rapport à la fin des années soixante-dix, la quantité de ressources nécessaires à la production de biens et services
a explosé de 50%, atteignant environ 60 G de tonnes par année. La population des pays riches consomme en moyenne dix fois plus de ressources naturelles par habitant que dans les pays pauvres. Ainsi, un Européen consomme 43 kg
 de ressources par jour, contre 10 kg pour un Africain. Et cette population riche a besoin des ressources des pays pauvres comme le montre la statistique suivante: un européen moyen consomme 43 kg de ressources naturelles par jour, il n'en produit que 36 kg. Par ressources naturelles,
on entend les minerais, le bois et les matériaux de construction, les métaux et les énergies fossiles et les produits agricoles.