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Le capital en crise
Le système bancaire est en route vers l'hypercrise:
financière, économique, sociale puis politique.


08/08/08 Lourde perte trimestrielle pour Fannie Mae
L'autre spécialiste américain du financement immobilier plonge dans le rouge comme l'avait fait son homologue Freddie Mac.
La perte nette atteint 2,6 milliards de dollars pour le deuxième trimestre.
Après les lourdes pertes annoncées en milieu de semaine par Freddie Mac, c'est au tour de l'autre spécialiste américiain du financement immobilier Fannie Mae d'afficher des chiffres très négatifs. Fannie Mae vient en effet de dévoiler qu'il a subi au deuxième trimestre une perte nette de 2,3 milliards de dollars soit 2,54 dollars par action alors que les analystes tablaient seulement sur une perte de 0,72 dollar par titre. Un an plus tôt, le groupe avait affiché un bénéfice de 1,8 milliard de dollars. Mais depuis, la crise du subprime et du marché immobilier sont passés par là.
06/08/08 Freddie Mac s'effondre à Wall Street après des pertes trois fois plus importantes que prévues. Le spécialiste américain du refinancement hypothécaire, Freddie Mac, a lourdement creusé ses pertes au deuxième trimestre. Les analystes tablaient sur une perte trois fois moins importante. A Wall Street, l'action plonge.
Le spécialiste américain du refinancement hypothécaire peine à sortir d'affaire.  La suite...
05/08/08 Merrill Lynch, "bien capitalisée", sera "bientôt rentable" selon son PDG
La banque américaine Merrill Lynch, qui a levé 8,5 milliards de dollars fin juillet, est "bien capitalisée" d'après John Thain, son PDG. Il a déclaré à la chaîne financière CNBC que l'établissement sera "bientôt rentable".
"Aujourd'hui, nous sommes bien capitalisés. Si la valeur des actifs ne décline pas sur les marchés, nous n'aurons pas besoin d'une levée de capitaux supplémentaire", a-t-il déclaré. Fin juillet, Merrill Lynch a créé la surprise en annonçant une levée de capitaux record de 8,5 milliards de dollars, afin de compenser une nouvelle perte trimestrielle de 4,9 milliards de dollars, grevées par 9,4 milliards de dollars de dépréciations sur la période. Aujourd'hui, John Thain qualifie ces fonds frais de "matelas financier confortable" et, sans donner d'échéance, il a estimé que Merrill Lynch sera bientôt "de nouveau rentable". Des déclarations que le marché risque de prendre avec des pincettes car le patron de la banque avait déjà affirmé que la situation financière de la banque était confortable... avant l'annonce de nouvelles dépréciations massives et de l'augmentation de capital.
28/07/08 Merrill Lynch voit l'avenir de Lehman Brothers en noir
La banque d'affaires et de courtage se montre pessimiste quant aux futurs résultats de son homologue Lehman Brothers.  La suite...
05/08/08 Citigroup en perte dans la titrisation sur les cartes de crédit
Cette perte s'élève à 176 millions de dollars au second trimestre. Cela semble indiquer que ce secteur voit lui aussi croître les risques. Ce lundi, Citigroup annonce avoir subi une perte dans ses activités de titrisation des créances liées aux activités de cartes bancaires.
Cette perte s'élève à 176 millions de dollars au second trimestre. Cela semble indiquer que ce secteur voit lui aussi croître les risques, de quoi pesser sur le cours des groupes financiers. Le titre Citigroup recule ainsi de 3,9% ce lundi après-midi à Wall Street. Il perd 73 cents à 18,14 dollars.


16/07/08 Les banques américaines, qui vont annoncer des pertes importantes au titre du deuxième trimestre, pourraient être amenées à faire encore appel au marché pour se renflouer, mais les investisseurs pourraient, cette fois, rechigner à remettre au pot.La spirale de la finance américaine a déjà englouti plus de 130 milliards de dollars de capitaux nouveaux depuis le début de la crise du "subprime", sans donner des signes de stabilisation. Bien au contraire. En annonçant, le 9 juillet, prévoir une lourde perte comprise entre 2,6 et 2,8 milliards de dollars, la quatrième banque américaine par les actifs, Wachovia, a donné le ton d'une saison des résultats qui s'annonce calamiteuse. Les analystes anticipent, pour nombre de grandes banques, de nouvelles dépréciations d'actifs et des provisions massives pour créances douteuses. Outre Wachovia, Merrill Lynch, Citigroup et Washington Mutual sont attendus dans le rouge, de même que beaucoup de banques régionales. Une éventualité qui pourrait contraindre plusieurs d'entre elles à faire appel au marché. "Nous pensons qu'une nouvelle réduction du dividende ainsi qu'une levée de capitaux sont probables", ont ainsi annoncé les analystes de Baird dans une note au sujet de Wachovia, qui a pourtant déjà levé 11,5 milliards de dollars. Mais après un an d'appels au marché à répétition, les conditions d'une recapitalisation ne sont plus les mêmes.
L'ardoise du «subprime» pourrait monter à 1600 milliards de dollars !
Un fonds spéculatif américain multiplie par quatre la facture de la crise des crédits hypothécaires.
L'étude est encore confidentielle. Mais elle affole les esprits déjà rudement malmenés depuis plusieurs mois. Selon le cabinet américain Bridgewater Associates, le gouffre de la crise des crédits hypothécaires (subprime) se révélerait quatre fois plus grand qu'escompté. Soit 1600 milliards de dollars, estime l'un des plus grands gérants de hedge fund au monde, alors que jusqu'ici les banques n'ont comptabilisé en tout «que» 400 milliards de dollars de pertes. Provisions augmentées. Difficile de vérifier pour l'heure cette information, relayée par la SonntagsZeitung. Le fonds spéculatif serait arrivé à cette somme une fois calculées les parts sur un large échantillon de valeurs américaines basées sur le crédit, comme les hypothèques, les crédits à la consommation ou les cartes de crédit.


Une crise de taille sans précédent, comparable en certains points à celle de 1929 mais avec une différence prépondérante : 79 ans auparavant, alors que les institutions financières américaines, pour tenter de remettre à flot l'économie, déversaient des vagues de liquidités dans une baignoire percée, la Chine, l'Inde et d'autres économies émergentes du "nouveau monde" n'affichaient pas un taux de croissance à deux chiffres.
Le système financier mondial et pyramidal s'est pris dans une dérive sévèrissime .
A la base, il enfonce ses premiers clients dans un élargissement en montant et en temps du crédit de leur avenir,
Au sommet les "croyants-tenants" d'une situation qu'ils ne maitrisent plus, spéculent dans les valeurs refuges du système :  Or, armes, énergies et nouveauté devenue criminelle : l'alimentaire.  Une survie-ration en somme.
Un spectre d'antisolutions sera proposé par les décideurs : la "bonne tenue",
démago-politique : jeter quelques crépis de façade pour consolider une maison "finances" qui de toutes les façons s'écroule";
se faire le pseudo-otage des superfinanciers ou les critiquer selon arrangement, leurs donner le change par non réaction en leurs tendant le bras, se contenter de gérer sa carrière sans investir différemment.
éco-morale : demande de transparence des institutionnels, tentatives d'harmonisations fiscales avortées d'avances, pseudo retour d'une infime partie des revenus spéculatifs vers la base consumériste;
égo-stratégique : ou se loger dans une niche pour au mieux discourir sans agir, profiter de la situation, dénoncer médiatiquement en promettant des améliorations toujours plus lointaines.
Bref se soumettre à genoux, la bouche ouverte en attendant que ça tombe du ciel.


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