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Bonnes Latitudes
Tout est déjà dans la nature,
pas forcément à la bonne place,
ni sous la bonne forme.

Inutile donc, de la bousculer.
La semaine de quatre jours pour contrer le prix de l’essence.
(travailler mieux pour y gagner plus)

La semaine de quatre jours est l'une des options en vogue afin de diminuer les coûts associés aux trajets entre la maison et le bureau. Une approche qui récompense le travail réalisé plutôt que les heures de travail ?
Pour de nombreux travailleurs habitant la banlieue, les embouteillages et les frais de stationnement représentent un mal nécessaire afin de profiter des "avantages" d’une vie péri-urbaine. Le prix élevé de l’essence, jumelé à un ralentissement économique, change toutefois la donne. Pour plusieurs Nord-Américains, le trajet entre la maison et le travail n’est plus un désagrément, mais bien un fardeau économique. Différentes solutions sont actuellement mises en place afin d’alléger les coûts de transport des travailleurs. Des fonctionnaires de l’état de New York auront bientôt le choix de travailler quatre jours de 10 heures, plutôt que l’horaire habituel de cinq jours de huit heures. Si le projet pilote obtient le succès espéré cet été, jusqu'à 12 000 employés pourraient être éligibles au programme dans le comté de Suffolk, qui comprend notamment Long Island. Le trajet moyen des employés du comté est de 55 kilomètres (aller-retour), selon le réseau ABC local. La Californie, la Géorgie et la Virginie Occidentale envisagent des programmes semblables. Ce type d’initiative est vu d’un bon œil par John Challenger, qui dirige une firme de replacement de ressources humaines. « L’idée d’un horaire de travail fixe de cinq jours est illogique. Ce ne sont pas le temps passé au travail qui compte, mais plutôt le travail accompli », explique-t-il au magazine spécialisé Workforce Management. L’objectif premier derrière un horaire sur quatre jours demeure toutefois de réduire les allers-retours en voiture. Il sera intéressant de vérifier si les employés participant au programme pilote resteront à la maison durant leur cinquième journée, ou s’ils remplaceront leur déplacement vers le travail par d’autres trajets…
L’avantage du carburant à base d’algues
Le système de production d'algues d'AlgaeLink produit de 3,5 à 5 kg d'algues sèches par jour et entre 1,5 et 2,5 litres d'huile d'algue par jour. La compagnie aérienne franco-néerlandaise Air France-KLM aurait conclu un accord avec la société technologique néerlandaise AlgaeLink pour la production de carburant à base d’algues destiné aux avions.Selon GreenFuel Technologies Corporation, les algues sont les plantes qui poussent le plus vite au monde et l’énergie qu’elles contiennent peut être transformée en biocarburant et en éthanol.
L’avantage serait lié au fait que le système de production du carburant à base d’algues ne nécessite pas l’utilisation de terres fertiles et d’eau potable, soutient GreenFuel. La société AlgaeLink, implantée dans le sud des Pays-Bas, aurait annoncé lundi avoir signé un accord «exclusif» avec KLM en avril dernier. Accord portant sur le développement d’un carburant alternatif à base d’algues. Le projet serait en train de prendre de l’ampleur avec la culture d’algues au Pays-Bas et en Espagne, selon le directeur de l’exploitation d’AlgaeLink, Peter van den Dorpel. AlgaeLink pourrait commencer à livrer le carburant à KLM d’ici la fin de 2008. KLM n’est toutefois pas la première compagnie aérienne à emprunter cette voie. En août 2007, Air New Zealand annonçait des tests effectués en partenariat avec Boeing et Aquaflow Bionomic Corporation sur un nouveau carburant à base d'algues générées par l’écume des étangs.
16/06/08 Une centrale électrique à l’énergie solaire et aux biocarburants
On pourra y produire de l’électricité sans interruption. Quelques centrales d'énergie solaire thermale existent déjà, mais PG&E construira des centrales hybrides fonctionnant également aux biocarburants.
L’entreprise californienne Pacific Gas and Electric Company (PG&E) construira deux centrales électriques « hybrides », dotées d’une capacité de génération totalisation
107 MW.
L’approche retenue combine le solaire thermique « Luz » et des biocarburants de deuxième génération, les deux technologies alimentant des turbines permettant de générer de l’électricité.
La technologie solaire « Luz » utilise des rangées d’énormes panneaux réflecteurs qui concentrent les rayons solaires sur une bouilloire située au centre du système. Cette bouilloire produit de la vapeur, qui fait tourner les turbines électriques. Or comme tous les systèmes solaires, cette technologie est limitée par les aléas de l’ensoleillement. Même en Californie, état américain particulièrement choyé par le soleil, un tel système ne peut fonctionner à pleine capacité le soir et la nuit, même s’il existe des manières d’emmagasiner l’énergie thermique pour utilisation ultérieure. Voilà qu’entre en jeux les biocarburants, qui seraient fabriquées à partir de « résidus agricoles et de jardins, ainsi que le fumier de bétail ».  Chacun des deux projets consommera 250 000 tonnes de biocarburants par année. PG&E s’associe à la portugaise Martifer pour ces projets, qui entreront en fonction en 2011. Rappelons que la Californie a mandaté une proportion minimale de 20 % en énergies renouvelables pour l’ensemble des distributeurs d’électricité de l’état pour 2010.
15/07/08 EDF exploitera le courant des marées
Enfin, le groupe français lance un projet de turbines marémotrices. Entre trois et six « hydroliennes » seront installées d’ici 2011 pour générer de l’électricité à partir de l’énergie des courants de la marée. Electricité de France (EDF) signale que ces turbines marines totaliseront une capacité installée de 4 à 6 MW, et qu’elles seront raccordées au réseau électrique. Dans ce que le Groupe EDF qualifie d’une première mondiale, ce projet-pilote permettra de tester cette nouvelle technologie en conditions réelles. C’est dans le nord de la Bretagne, au large de Paimpol, que seront installées les hydroliennesCette zone accueille les courants parmi les plus puissants d’Europe, selon EDF. Comparativement au vent, les mouvements de la marée sont prévisibles, ce qui facilite l’intégration d’une telle source d’énergie sur le réseau électrique.
Sa capacité de génération électrique est toutefois limitée, puisque EDF estime le potentiel européen hydrolien à 10 TWh par an. En comparaison, la production québécoise d’électricité, totalise 165 TWh par année. Cette technologie est différente de la centrale marémotrice de Rance, en opération dans l’Hexagone depuis maintenant plus de quarante ans. Cette usine marémotrice jouit d’une puissance installée de 240 MW. Cette approche s’appuie toutefois sur la construction d’un barrage, qui permet de gérer l’entrée et la sortie d’eau. L’eau est ensuite dirigée vers des turbines, comme dans un barrage hydroélectrique conventionnel.

Les charges fantômes en Europe ont consommé 47 TWh en 2005, ou l’équivalent de la consommation totale de la Grèce.
L’Union européenne prépare une réglementation novatrice.
Même lorsqu’ils sont en mode « veille » ou carrément éteints, les ordinateurs, téléviseurs, micro-ondes et autres produits électriques et électroniques consomment de l’électricité. Cette consommation « sournoise » est appelée la charge fantôme, et la multiplication de ces produits fait en sorte que cette petite consommation d’électricité, non réglementée, devient problématique. Bruxelles a dévoilé la semaine dernière la première version d’une directive européenne qui limitera la consommation fantôme maximale à 2 watts. Après trois ans, tous les produits vendus en Europe ne pourront consommer un maximum d’un seul watt lorsqu’ils sont en veille ou à l’arrêt.
La Commission européenne estime que 4,6 milliards de produits avec la fonction mise en veille seront en circulation sur le Vieux-continent en 2020. La consommation électrique de ces appareils sera réduite de 71 %, ce qui permettrait notamment d’éviter des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 19 millions de tonnes en Europe. Puisque des produits fabriqués pour le marché européen se retrouveront ailleurs dans le monde, les réductions de GES devraient être encore plus importantes.
06/08 La Reine d’Angleterre achète la plus grande éolienne au monde: 7,5 MW
La Couronne jouera un rôle central dans le développement de l’éolien au Royaume-Uni
Elle s’appelle Britannia, repose sur une tour de 100 mètres de haut, et possède des pales d’un diamètre de 150 mètres.
C’est l’éolienne la plus puissante au monde, dotée d’une puissance de 7,5 MW, dont le prototype vient d’être acheté par la Couronne britannique pour des tests en haute mer. La Couronne a déjà participé à des projets de d’énergie éolienne en louant ses terres, mais c’est la première fois qu’elle investit dans les turbines elles-mêmes. Elle veut développer une expertise pratique dans le domaine puisque la Couronne veut jouer un rôle plus actif dans le développement des projets éoliens en haute mer. En effet, c’est elle qui est propriétaire des fonds marins britanniques jusqu’à 22 kilomètres de la rive, et elle possède le droit de louer des fonds marins sur la plate-forme continentale jusqu’à 370 km de la côte pour des projets d’énergie renouvelable. Le Royaume-Uni s’est fixé un objectif très ambitieux de multiplier par dix la part des énergies renouvelables dans son portefeuille énergétique d’ici 2020, pour atteindre 15 %. L’éolien sera la principale filière sollicitée, et les projets au large de la côte devraient se multiplier au cours de la prochaine décennie. C’est pas moins de 33 000 MW d’énergie éolienne « offshore » qui seraient en fonction en 2020, une cible extrêmement audacieuse. Pour remettre ce chiffre en perspective, le Royaume-Uni compte actuellement sur une capacité de génération électrique totale de 76 000 MW, dont seulement 400 MW d’énergie éolienne. Les raisons expliquant cet engouement sont que les vents marins sont non seulement plus vigoureux, mais également plus stables et prévisibles. Les coûts de construction, d’entretien et de transport de l’électricité sont toutefois plus élevés que les projets conventionnels d’énergie éolienne. Face à ces difficultés, le gouvernement britannique envisage l’importation d’électricité de sources renouvelables de divers pays, notamment la Roumanie, comme le révélait un mémo interne du gouvernement rendu public le mois dernier.
Une nouvelle forme d'étiquettage fait son apparition
Pour l'instant, seules une poignée d'entreprises apposent l'étiquette au carbonne sur leurs produits. Du carbone sur les emballages. En Angleterre, il est désormais facile de savoir quelle quantité de GES a été émise par une entreprise : il suffit de lire les étiquettes.Après les gras trans, le sel et les calories, c'est au tour du gaz carbonique de figurer sur les étiquettes. Pour l'instant, seules une poignée d'entreprises mettent ce genre d'étiquetage sur leurs produits, surtout au Royaume-Uni, selon le Financial Times de Londres.Mais selon Jean-François Nolet, spécialiste en changements climatiques chez Équiterre, ce n'est qu'une question de temps avant que la pratique ne se répande plus largement. " Nous allons dans cette direction ", dit-i
Ainsi, si vous habitez en Angleterre et que vous achetez un sac de croustilles de Walkers, propriété de PepsiCo, vous savez maintenant qu'il contient 34,5 grammes de " chips " mais aussi 75 grammes de dioxyde de carbone.
Ces indications représentent la quantité de gaz à effet de serre (GES) émis dans l'atmosphère pour fabriquer un sac de croustilles, de la culture de la pomme de terre à la distribution en passant par l'emballage. L'idée est de donner aux consommateurs - de plus en plus soucieux de l'environnement - la possibilité de savoir de quel est l'impact de leurs décisions d'achat sur l'environnement. Cela peut ainsi les aider à calculer et à réduire leur propre empreinte carbonique.

 
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